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des familles Marceau

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Source : Généalogie des familles Marceau, de Pierre Bolduc, Charlesbourg.
Ref: Gérard Lebel C.Ss.R, religieux à Ste-Anne de-Beaupré, décédé en 1996.
François Marceau Fils d'André Marceau et de Marie Grand ou Guignand, François vit le jour en Vendée, dans l'ancienne province du Poitou. Plus précisément dans l'arrondissement actuel de Fontenay-le-Comté, à Thiré, diocèse de Luçon. Thiré, cette commune de quelques centaines d'habitants, dépend de la ville de Ste-Hermine, chef-lieu de cantons. Elle est située au sud-est de Ste-Hermine, au nord de la route nationale 148. C'est là, semble-t-il, qu'est né François Marceau, vers 1642. Les historiens ignorent assez bien ce territoire agricole et paisible d'où nous est venu l'ancêtre Marceau.

En quelle année François Marceau traversa-t-il l'Atlantique? Sur quel navire? Avec quelle promesse d'engagement? Comme pour la majorité des immigrants, ces questions cherchent toujours une réponse satisfaisante.

Au recensement de l'année 1666, apparaît pour la première fois François Marceau vivant comme domestique engagé, âgé de 24 ans chez Jean-Allaire, le fermier de Claude Guyon, à l'Ile d'Orléans, territoire de Ste-Famille. Contradiction? A la fin du recensement, on écrit que François est un travaillant non engagé demeurant à l'Ile. Les nouveaux recenseurs, en 1667, rapportent encore quelques noms sans nous préciser leur statut social : François Marceau, Martin Poisson, Pierre Blaye, Gervais Rochon, etc.

François Marceau était donc en Nouvelle-France en 1665. Difficile d'être plus précis et explicite! La suite de son histoire nous dira que c'est à l'Ile que François vivra toute sa vie canadienne.

François Marceau ne soupirait pas après la noce. Il attendit plusieurs années avant de se marier. En 1671, il avait trouvé la perle rare, Marie-Louise Bolper , une fille du roi arrivée récemment dans la région de Québec, une orpheline âgée de 20 ans environ, native de Pont-Tanchefetu où était décédé son père Gilles Bolper et où vivait sa mère Nicole Lechef. Pont-tranchefetu est situé à 80 kilomètres de Paris.

Marie-Louise et François prirent la décision de vivre ensemble pour toujours le 10 octobre 1671. Ils sont unis devant le notaire Romain Becquet. Marie-Louise apporte à la future communauté familiale des biens estimés à 300 livres, valeur de son trousseau, et 50 livres tournois, cadeau du roi Louis XIV. Le 12 octobre suivant, François et Marie-Louise sont à la petite église de Ste-Famille pour sceller leur union devant Dieu et devant les hommes représentés par Jacques Hardy, chandelier, et Jacques Beaudoin.

L'Ile d'Orléans fit d'abord partie de la seigneurie de Beaupré; puis, elle fut elle-même divisée. Le 23 juillet 1652, Jean de Lauzon, gouverneur, en donne une pointe au sieur bien méritant Louis d'Ailleboust. Situé à l'extrémité est de l'Ile, côté sud, ce fief borné par la rivière Delphine reçut le nom d'Argentenay.

Le 16 juillet 1677, François Marceau reçoit officiellement sa propriété de trois arpents de front de terre dans Argentenaye. Ses voisins nommés au contrat Becquet sont Simon Chamberland et Jacques Beaudoin. François Marceau était, dans les faits, propriétaire depuis longtemps de sa ferme, bien avant la signature de sa concession par la supérieure et l'économe des Hospitalières au parloir du monastère de Québec. François, le silencieux, manifestait-il trop d'ardeur à l'ouvrage? Peut-être. Le glas de la mort ne tardera pas à sonner le départ de cet humble ancêtre.

Tous nés à l'Ile d'Orléans, ses enfants, Jacques, François, Reine, Louis et Suzanne, parvinrent à l'âge adulte et, après le décès de leur père, se marièrent, à l'exception de François disparu après 1690. Jacques naquit le 7 septembre 1672 et fut baptisé le 12 à Ste-Famille, la seule église du voisinage. Jacques Hardy de Rouen et Guillaume Couture de St-François, I.O., furent les parrains de l'aîné Jacques, mais aussi des deux autres garçons François et Louis. Jacques donna d'abord son coeur à une fille de Pierre Labbé le 4 mars 1694. Il changea sa décision le jour où il rencontra Isabelle Jinchereau, la fille de Louis et Marie Magnier. Le couple s'établit, semble-t-il, à St-Michel-de-Ladurantaye où il éleva 10 enfants. Il fut inhumé à St-Vallier en 1721, où il avait été marguiller et il avait beaucopu travaillé à la construction de cette église, sous laquelle on l'enterra près de la petite porte. Il possède une descendance nombreuse.

Reine ou Marie-Reine épousa Joseph Roger, fils de Gabriel et Marie Lacour en août 1694. Onze enfants, dont dix sont nés à St-Jean sur l'Ile. La famille déménagea à St-Nicolas où fut inhumée Reine en 1724. Joseph se remarie avec Marie Cauchon, fille de Jacques et de Barbe-Delphine Tardif.

Quand à Louis, il s'engagea dans le mariage avant l'arrivée de ses vingt ans. Jeanne Dumas lui donna sa main le 30 mars 1697, à St-Jean. Leurs onze rejetons furent baptisés à St-François. Il aurait été marchand, et il vivait sur la terre qu'il avait hérité de son père en 1714. En 1725, il possédait maison, grange, étable et 60 arpents de terre. Il se remaria à Marie Fontaine, veuve de Philippe Paquet, mère de dix enfants.

La cadette Suzanne a été baptisé à la nouvelle paroisse de St-François en 1680. Elle se maria à Joseph Roger, le mari de Reine, son aîné de 4 ans. Le mariage cassé au profit de Reine, elle attendit le soldat breton Jean Cojean. Suzanne expira une semaine après la naissance de son enfant, lui-même décédé le premier jour.

Revenant à François Marceau, personne ne connaît la date précise de son décès, survenu entre les 1er mai 1686 et 15 juin 1687. On dénote après l'inventaire de ses biens, quelques dettes qui laissaient la famille dans une situation précaire.

On dit de Marie-Louise Bolper qu'elle était une personne attachante. Gabriel Roger, son second mari depuis 1687, était un homme instruit et délicat. Il était aussi un grand ami de la famille Marceau, Poitevin comme l'aïeul François. Il avait déjà eu cinq enfants avec Marie de Lacour, qu'il avait épousé en 1669. Après douze ans de bonheur, Gabriel décéda en 1699. Marie-Louise se remariera en troisième noce à un sergent de la marine apparu à Québec. Antoine-Olivier Quiniart dit Duplessis, homme instruit et ambitieux, l'épouse en 1702. Marie-Louise Bolper s'éteignit le 17 novembre 1728 à St-François. Tous les Marceau vivant au Québec semblent être des descendants de François et de Marie-Louise, dont il y aurait même des descendants en Australie.

Ce texte est un résumé d'une des nombreuses biographies d'ancêtres contenues dans la série NOS ANCETRES de Gérard Lebel C. Ss.R., religieux à Ste-Anne-de-Beaupré, un grand généalogiste décédé à l'automne 1996.
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