Obsolescence

3 janvier 2004

Il n’y a pas que le corps qui nous laisse
Cinquante ans après l’adolescence
On nous éloigne sans cesse, on nous abaisse
La vieillesse est une déficience

Et si la société nous tasse, nous entasse
Nous n’avons plus la force de reprendre notre place
On nous laisse mourir seuls dans notre angoisse
Seuls dans notre chambre, seuls dans notre crasse

Il n’y a pas que la mémoire qui nous quitte
Quand la retraite nous met en retrait
On se dit qu’on n’a pas ce qu’on mérite
Tout ce qu’on a donné ne nous reviendra jamais

Et la parole s’envole mais les cris restent
On n’oublie jamais les sentiments
Que la chair défaille, que l’esprit déraille
Le cœur des vieux n’oublie jamais ses enfants…


 

********************

Retour au MENU

Création Chez Huguette et PP, 2004-01-27