Vivez en santé - Vivez heureux
Jean-Marc Brunet
Ici et là dans le domaine de la santé
La valeur nutritionnelle des légumes
Un article intéressaant, paru dans la revue Life Extension, a
permis d'apprendre que la valeur nutritionnelle des légumes a
considérablement diminué dans les 25 dernières années.
Dans cet article, on apprend qu'un nutritionniste du nom d'Alex Jack
a comparé la plus récente version des tables de la composition des
aliments publiée par le département de l'Agriculture des États-Unis
à une vieille version de ce même document.
Il s'est rendu compte qu'il existait des différences énormes entre
ces deux documents quant au contenu des vitamines et des minéraux de
plusieurs légumes.
Les différences suivantes ont ainsi pu être notées :
- diminution de 50 % de la teneur en calcium du brocoli;
- diminution de 88 % de la teneur en fer du cresson;
- diminution de 40 % de la teneur en vitamine C du choufleur;
- diminution de 78 % de la teneur en calcium du maïs;
- diminution de 45 % de la teneur en vitamine C des épinards;
- diminution de 50 % de la teneur en vitamine C des betteraves.
Beaucoup d'autres exemples sont fournis dans l'article de Life
Extension. Alex Jack a comparé la version publiée en 1975 à la
version la plus récente. La revue Life Extension est allée plus
loin en comparant une version de 1963; la diminution de la valeur
nutritionnelle des végétaux est encore plus marquée. Par exemple,
pour 100 grammes, le piment vert contenait, en 1963, 128 milligrammes de
vitamine C. De nos jours, il n'en contient plus que 89 milligrammes.
Dans une pomme, on trouvait jadis 90 milligrammes de vitamine C. Ce
fruit n'en contient maintenant que 53 milligrammes.
Seules deux exceptions existent sur ce plan. La carotte et la
citrouille qui contiennent actuellement plus de vitamine A que jadis.
Alex Jack a communiqué avec le département de l'Agriculture des
États-Unis pour demander des explications sur cette question. Il n'a
jamais obtenu de réponse. De son côté, la revue américaine Organic
Gardening, publiée par Rodale Press, a fait la même demande au
secrétaire du département de l'Agriculture. Ce dernier n'a pas
répondu, mais un employé du département a apporté une certaine
explication qui est pourtant loin d'être satisfaisante.
Cette personne a soutenu que, dans le cas du maïs, cet aliment n'est
pas consommé pour sa teneur en calcium. Que cette dernière ait
diminué de 78 %, ce n'est pas grave. De plus, cette même personne
a ajouté que la différence en calcium qu'on observe actuellement dans
cet aliment par rapport à jadis vient peut être du fait qu'on ne
consommait pas à cette époque les mêmes parties du maïs. J'imagine
qu'alors on consommait non seulement les grains du maïs, mais aussi le
coton!
Il n'existe probablement qu'une seule explication à ce problème de
faible teneur en nutriments des végétaux, c'est l'appauvrissement des
sols. Le jour où l'on adoptera sur une large échelle les méthodes de
culture biologique, nos végétaux retrouveront leur valeur
nutritionnelle.
REMARQUE DU JOUR
La vitamine E permet de réduire la protéine C-réactive, une
substance reliée aux troubles cardiaques.
SOURCE
BRUNET, Jean-Marc. Vivez en
santé, Vivez heureux, Le Journal de Québec, Québec, 2003.

Pour nous rejoindre
et connaître une alternative à ce problème,
écrivez-nous, il nous
fera plaisir de vous présenter une compagnie consciencieuse
dont la
mission est d'améliorer le mieux-être des gens.

Cliquez pour nous écrire.
Retour Section
SANTÉ |