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Contact Autisme Le 30 juin 2006, volume 11, numéro 1 | ||||
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Traduction et synthèse par Jean-Claude Marion, tiré de l'article « Children with DCD make atonishing gains on fatty acids » paru dans Autism Research Review International, vol. 19, no 1, 2005. Selon une étude britannique publiée en 2005, des enfants vivant avec des problèmes cognitifs, comportementaux et de coordination peuvent montrer des améliorations sensibles s'ils sont traités avec des acides gras essentiels. Les chercheurs Alexandra Richardson et Paul Montgomery ont recruté 117 enfants âgés de 5 à 12 ans pour effectuer une étude en double insu contrôlée par placebo. Tous les enfants choisis montraient des problèmes persistants de cognition, de coordination et de développement. Plus généralement, ils souffraient de dyspraxie (DCD), un syndrome qui a des points communs avec l'hyperactivité, le déficit d'attention, la dyslexie et l'autisme. Les enfants ont été répartis en deux groupes. La moitié d'entre eux ont reçu un traitement actif d'acides gras pendant la totalité des six mois que durait l'étude. Les enfants restants se sont vus administrer de l'huile d'olive comme placebo pendant les 90 premiers jours de l'étude. Par la suite, ce placebo a été remplacé par le même supplément d'acides gras que celui donné au premier groupe. Le traitement actif consistait en la prise de capsules contenant 80 % d'huile de poisson et 20 % d'huile d'onagre. Ces huiles fournissent des taux élevés d'acides gras omega-3 sous forme de EPA (acide eicosapentanoïque) et DHA (acide docosahexanoïque) et d'omega-6 sous forme d'acide linoléique. Les chercheurs n'ont pas constaté de changements significatifs sur les problèmes de coordination motrice dans l'une ou l'autre des cohortes d'enfants. Par contre, ils affirment que, pendant les premiers 90 jours de l'étude, le groupe qui prenait des acides gras a réalisé des progrès de développement évalués à plus de neuf mois; ces progrès n'étant que de trois mois pour le groupe placebo. Si l'on considère les problèmes de lecture et d'orthographe, le groupe traité a réalisé des progrès estimés à six mois, tandis que le groupe placebo n'a progressé que de deux mois, ce qui correspond même à une régression. De plus, les symptômes liés au trouble de l'hyperactivité et du déficit d'attention (AQHD) diminuèrent sensiblement dans le groupe traité alors qu'ils restèrent virtuellement inchangés dans le groupe placebo. Au commencement de l'étude, environ le tiers des enfants avaient des symptômes révélateurs de l'ADHD, mais, avec l'apport d'acides gras, la moitié d'entre eux s'étaient tellement améliorés qu'ils semblaient ne plus souffrir de l'ADHD. Les gains comportementaux constatés chez les sujets traités étaient, selon les chercheurs, comparables à ceux constatés par la prise de Ritalin. Quand les enfants du groupe placebo ont commencé à prendre des capsules actives après 90 jours, ils accomplirent également de forts gains scolaires et cognitifs. Au même moment, les enfants gardés sous suppléments continuaient à s'améliorer de façon significative. Richardson et Montgomery affirment que les résultats de leurs recherches sont solides et qu'ils convergent pour indiquer qu'une déficience ou un déséquilibre en acides gras essentiels « peut contribuer aux désordres neurologiques ou psychiatriques de l'âge adulte et à certains troubles comportementaux de l'enfance aux frontières mal définies comme les troubles de l'hyperactivité et du déficit d'attention, la dyslexie (difficulté spécifique de la lecture), la dyspraxie (désordre du développement et de la coordination) et les troubles du spectre autistique ». |
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