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leSoleil  Le mardi 27 juin 2006

Santé Vivre ici

 

 

 

 


 

Conseil santé...

Afin de minimiser les problèmes de santé liés à l'absorption de pesticides, il est conseillé de bien laver les fraises avec un produit approprié afin d'en débarrasser les surfaces des substances nocives.

Demandez à votre conseiller en santé et en environnement, un produit écologique, sûr pour votre santé et qui n'affectera pas le goût des petits fruits.


 



 

Rien de meilleur pour la santé que les fraises

 


Par Anne Desjardins

On ne mangera jamais assez de fraises, tellement ce fruit au goût fabuleux, qui semble emprisonner le soleil dans ses pores, apporte de bienfaits sur le plan de la santé. À condition d'apprendre à les apprécier nature ou, du moins, à limiter l'ajout de sucre, de crème ou de crème glacée...

De récentes études américaines menées notamment par le Dr Gene Spiller, du Centre de recherche sur la nutrition et la santé des États-Unis, ont permis de constater qu'il suffisait de consommer huit fraises de taille moyenne (45 calories) pour voir sa pression sanguine systolique diminuer quasi instantanément et son taux de folate augmenter de manière significative. Le folate (ou acide folique dans sa forme synthétique) est un minéral essentiel qui aide à la formation de globules rouges par la moelle osseuse, protège le tube neuronal du fœtus pour prévenir les malformations cérébrales et le spina-bifida et permet de réduire le taux d'homocysteine dans le sang, un acide aminé partiellement responsable des crises cardiaques. Une portion d'une tasse de fraises ne contient que 80 calories et comble 30 % des besoins en folate.

D'autres recherches menées par le gouvernement américain et par différentes universités ont démontré que les fraises contiennent aussi un taux exceptionnellement élevé d'acide ellagique, un polyphénol qui leur donne cette appétissante couleur rouge et dont on sait maintenant qu'il protège le cœur contre les maladies dégénératives et l'accumulation de gras dans les artères. Des tests de laboratoire ont permis d'associer l'acide ellagique à la réduction de tumeurs cancéreuses (œsophage et côlon) chez les animaux de laboratoire en augmentant la capacité des cellules de se défendre contre les envahisseurs.

ARSENAL ANTICANCER

Enfin, des antioxydants appelés anthocyanidines et proanthocyanidines disponibles en abondance dans les fraises et autres baies (bleuets, framboises, canneberges) sont aussi fortement soupçonnés d'agir efficacement contre certains cancers. D'ailleurs, un partenariat établi depuis 1996 entre l'agronome Louis Gauthier, des Fraises de l'île d'Orléans, avec des chercheurs de McGill, de Laval et d'Agriculture et Agroalimentaire Canada, a conduit à la naissance d'une super-fraise, l'Authentique d'Orléans, qui contient un taux très élevé de ces substances protectrices, ce qui en fait la première fraise homologuée aliment nutraceutique.

Ce taux élevé en antioxydants permet aussi d'augmenter la durée d'entreposage des fraises sur les tablettes des épiceries. Les capacités antioxydantes élevées des fraises en font aussi un végétal de choix pour protéger le cerveau contre les effets du vieillissement. Elles sont un des fruits les plus riches en vitamine C, en potassium, en magnésium et en calcium; une portion comble 17 % de nos besoins quotidiens en fibres.

MOINS DE PESTICIDES AU QUÉBEC

Les fraises du Québec sont la troisième plus importante production fruitière de la province, après la pomme et le bleuet, avec 700 producteurs qui cultivent 2300 hectares. C'est un marché de 16 millions $ dont on peut être particulièrement fier parce qu'il n'a cessé d'augmenter ses rendements depuis 10 ans tout en diminuant son contenu en pesticides. Mûries sur le plant, les fraises du Québec sont évidemment beaucoup plus savoureuses et riches en vitamines et oligo-éléments bénéfiques que les fraises de Californie ou du Mexique qu'on retrouve dans les épiceries de novembre à juin. Mais elles sont aussi bien meilleures pour notre santé pour une autre raison qui vaut son pesant d'or : un taux nettement moins élevé en résidus de pesticides que ses cousines du sud.

Leur proportion de résidus de pesticides a baissé des deux tiers depuis 11 ans, passant de 12 % en 1995 à seulement 4 % en 2003. Ces chiffres de Santé Canada sont beaucoup plus encourageants que ceux de la Food and Drug Administration américaine, qui révèlent un troublant taux de 20 % à 30 % de résidus de pesticides dans les fraises de Californie, du Mexique et de Floride. Et la situation est aussi préoccupante en France, le deuxième plus important utilisateur de pesticides au monde, dont 6,1 % de toutes les fraises produites dépassent les normes admissibles; un chiffre qui monte à 15 % pour la Suisse.

La bonne performance des fraises du Québec au plan environnemental s'explique par d'importants changements apportés aux méthodes de culture et de régie des plantations grâce à un travail de concertation entre les chercheurs en agronomie et les producteurs. Les pesticides sont fortement suspectés de contribuer au développement de certains cancers et de perturber le système endocrinien.


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