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Saviez-vous que...

Pour que la vitamine D soit active, elle doit être transformée dans la peau (grâce au soleil) puis dans le foie? C'est pourquoi des enfants peu exposés au soleil peuvent être rachitiques. Pour les femmes enceintes ou qui allaitent et chez
les petits enfants,
un supplément en vitamine D est nécessaire.

 

La vitamine D contre le cancer...


 

La vitamine D (calciférol) contre le cancer: les avis restent partagés

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  Par : Pauline Gravel
La recommandation émise hier par la Société canadienne du cancer de consommer des suppléments de 1000 UI de vitamine D pour prévenir le cancer ne fait pas l'unanimité parmi les autorités publiques et les scientifiques.

À la suite de la publication de diverses études épidémiologiques et cliniques montrant que la vitamine D contribue à prévenir divers types de cancer, dont les cancers du sein, de la prostate et du côlon, la Société canadienne du cancer a publié hier un avis dans lequel elle invite les adultes habitant au Canada à prendre des suppléments de 1000 unités internationales (UI) de vitamine D chaque jour. Pour la plupart des personnes actives et à la peau blanche, il ne serait toutefois nécessaire de consommer ces suppléments que durant les saisons automnale et hivernale, soit au moment où les rayons du soleil qui nous atteignent sont très faibles, compte tenu des latitudes nordiques à laquelle se trouve le Canada, et ne parviennent pas à induire la synthèse d'une quantité suffisante de vitamine D par la peau.

L'Institut national de santé publique a réagi à cette recommandation dans les médias, par la voix du Dr Mark Rhainds, en affirmant qu'un tel avis «ne fait toujours pas l'unanimité». «Il reste encore des consensus internationaux à obtenir», a déclaré le porte-parole, qui a porté l'attention sur les sources de vitamine D offertes par l'alimentation. Dans les années 1940, le lait a été enrichi en vitamine D pour prévenir le rachitisme. Ainsi, un verre de lait contenant 100 UI de vitamine D, «il faudrait donc en boire dix par jour afin d'obtenir la dose requise», a fait remarquer le grand spécialiste de la vitamine D, le Dr Reinhold Vieth, de l'Université de Toronto. La margarine et certains poissons gras comme le thon, le saumon, les sardines et le hareng en contiennent également. Mais selon le Dr Vieth, les quantités que nous tirons de ces aliments demeurent nettement insuffisantes.

Les médecins veulent que leurs patients atteints d'ostéoporose présentent des taux sanguins d'un métabolite de la vitamine D (le 25-hydroxy-vitamine D) supérieurs à 75 nanomoles par litre, indique le Dr Vieth, qui affirme du même coup que la prise d'un supplément de 1000 UI tous les jours de l'année permettra à la moitié de la population d'atteindre une concentration optimale de 25 (OH)D dans le sang. Les 1000 unités ne seront toutefois pas suffisantes chez les personnes pour qui le soleil contribue peu à regarnir les réserves de vitamine D en raison de leur peau foncée et de leurs rares sorties à l'extérieur, voire de leur tenue vestimentaire qui couvre l'ensemble du corps. Pour ces divers motifs et des raisons scientifiques, le Dr Vieth aurait plutôt tendance à suggérer des doses atteignant les 4000 UI.

Mais n'y aurait-il pas de danger d'intoxication? «Les 4000 UI représentent 0,1 milligramme de vitamine D», précise le chercheur, rattaché à l'hôpital Mount Sinai de Toronto. «La vitamine D commence à provoquer des effets nocifs à des doses supérieures à 40 000 UI. De plus, il faut savoir que la vitamine se distribue dans tout l'organisme et qu'elle a une demi-vie de deux mois.»

Les taux sanguins de 25 (OH)D que le Dr Vieth a mesurés chez des étudiants de l'Université de Toronto étaient bien inférieurs aux 75 nanomoles par litre (50 nanomoles/l pour les Blancs et 33 nanomoles/l pour les autres) tandis que ceux relevés chez des maîtres nageurs qui avaient assuré la surveillance de lieux de baignade pendant trois mois atteignaient en moyenne les 140 nanomoles/l en dépit des lotions solaires et des vêtements qu'ils portaient. Une valeur que le Dr Vieth considère comme «probablement normale pour l'espèce humaine puisqu'elle correspond à des conditions environnementales comparables à celles dans lesquelles les premiers humains ont évolué. Comme les autres primates, les premiers humains vivaient à des latitudes méridionales, voire équatoriales».

Le Dr Vieth affirme que durant la saison estivale, de brèves expositions au soleil (dix minutes pour l'avant du corps et dix minutes pour l'arrière en maillot de bain) induisent la production de 8000 à 10 000 UI, une quantité optimale pour obtenir une bonne protection contre la plupart des cancers. «D'aussi courtes durées d'exposition ne devraient pas brûler la peau», précise-t-il.

À ce sujet, les dermatologues sont nettement plus prudents. «Il est vrai que la probabilité d'avoir un coup de soleil après dix minutes d'exposition n'est pas très élevée, quoique cela dépende du type de peau de la personne. Mais les dommages se font de façon cumulative. Les dix minutes d'exposition qui se répètent jour après jour, année après année, endommageront la peau, c'est certain, et pourront peut-être aboutir à un cancer de la peau. Pour s'épargner ces effets nocifs, peut-être vaudrait-il mieux prendre des suppléments. Le but ultime n'est-il pas de prévenir tous les types de cancer? De toute façon, on est toujours un peu exposé au soleil, ne serait-ce qu'en marchant dans la rue à l'heure du midi alors que nous n'avons pas appliqué d'écran solaire», déclare le dermatologue Ari Demirjian, qui ne condamne pas catégoriquement les suggestions du Dr Vieth pour les personnes ne souffrant pas de cancer de la peau et ne présentant pas d'hypersensibilité au soleil.

«Il faudrait mener une étude qui comparerait le risque de cancer de la peau à celui de divers autres cancers que la vitamine D semble prévenir pour savoir lequel des deux maux est le moindre», conclut-il. Celui de courir le risque de contracter un cancer de la peau en s'exposant au soleil ou celui de se priver d'une protection contre divers cancers en s'interdisant de courtes expositions au soleil?
 


De la vitamine D contre le cancer de la prostate, du sein et colorectal - La Société canadienne du cancer

Suite à une série de preuves de plus en plus nombreuses d'un lien entre la vitamine D et une réduction des risques des cancers de la prostate, du sein et colorectal, la Société canadienne du cancer recommande, notamment aux personnes âgées, l'apport d'une quantité spécifique de vitamine D aux individus qui envisagent la possibilité de prendre un supplément, indique un récent communiqué de cette organisation.
 

De la vitamine D contre le cancer de la prostate, du sein et colorectal


« Les éléments probants continuent de se multiplier à propos de cette question, mais nous tenons dès maintenant à donner des lignes directrices au sujet de ces nouvelles données sur la prévention du cancer à partir de ce que nous savons déjà » a affirmé Heather Logan, directrice des politiques de lutte contre le cancer de la Société canadienne du cancer. « A mesure que nous en apprendrons davantage, nous mettrons à jour notre information. »


En collaboration avec les professionnels de la santé, la Société recommande donc que « les adultes –notamment les personnes âgées- vivant au Canada envisagent la possibilité d'un supplément de 1 000 unités internationales (u.i.) par jour de vitamine D en automne et en hiver ».

« Nous recommandons un apport quotidien de 1 000 u.i. parce que les données actuelles laissent croire que cette quantité aidera à réduire le risque de cancer avec le moins de préjudices possibles, » a ajouté Mme Logan en précisant toutefois que « d'autres recherches sont nécessaires afin de définir clairement la quantité de vitamine D qui maximisera les bienfaits pour la santé. » .../... 

 
Les résultats de recherche annoncés la semaine dernière s'ajoutent aux preuves de plus en plus nombreuses sur cette question, précise le communiqué de la Société canadienne du cancer. Une étude publiée dans The American Journal of Clinical Nutrition annonce ainsi que la prise de suppléments de vitamine D et de calcium réduit de façon importante les risques de tous les types de cancer chez les femmes post-ménopausées.

Cette recherche de quatre ans a été réalisée auprès de 1.180 femmes âgées de plus de 55 ans vivant dans des régions rurales. L'étude a démontré que celles qui avaient pris des suppléments de calcium et de vitamine D avaient, après un an, 77% moins de chance d'avoir un cancer par rapport à celles qui n'avaient pris qu'un placebo avec du calcium.

De façon plus spécifique, les chercheurs ont trouvé que plus hauts étaient les taux de vitamine D dans le sang, plus bas étaient les risques de développer un cancer. De plus, une autre étude parue en mai donne à penser que les femmes qui prennent plus de calcium et de vitamine D seraient moins susceptibles de développer un cancer du sein avant la ménopause.

En plus de prendre des suppléments, les gens peuvent puiser leur apport en vitamine D en s'exposant à la lumière du soleil et dans leur alimentation. Cependant, Mme Logan met la population canadienne en garde contre la possibilité de trop compter sur l'exposition à lumière du soleil pour obtenir la quantité nécessaire de vitamine D.

« Il est important de se rappeler qu'il suffit habituellement de quelques minutes par jour d'exposition au soleil sans protection pour obtenir la vitamine D dont on a besoin, » a ajouté Mme Logan. « Mais ce n'est pas une bonne idée de ne compter que sur le soleil pour obtenir de la vitamine D. Chez certaines personnes, quelques minutes par jour d'exposition sans protection aux rayons du soleil pourraient suffire pour augmenter les risques de cancer de la peau. »

Mme Logan a aussi précisé qu'une recherche clinique à grande échelle pourrait fournir encore plus de réponses sur la quantité de vitamine D nécessaire pour maximiser les bienfaits sur la santé et déterminer les risques à long terme, s'il y en a, de la prise de quantités importantes de cette vitamine.

« La Société canadienne du cancer examine sérieusement de quelle manière nous pouvons concrétiser cette recherche. Nous devons absolument en discuter avec nos partenaires. Nous devons continuer à élargir nos connaissances à propos de cette importante question reliée à la prévention du cancer. »

Des recherches supplémentaires sont aussi nécessaires afin de déterminer quelle durée d'exposition à la lumière du soleil est requise pour obtenir une concentration optimale de vitamine D.

La Société ne modifie en rien les lignes directrices de Bon sens sous le soleil, étant donné que le cancer de la peau est le cancer le plus fréquemment diagnostiqué au Canada. Cette structure recommande ainsi que la population réduise son exposition au soleil, particulièrement entre 11 h et 16 h quand les rayons du soleil sont les plus ardents. Utilisez un écran solaire avec un facteur de protection solaire (FPS) de 15 ou plus et de 30 si vous travaillez dehors ou passez une grande partie de la journée à l'extérieur.

L'Association canadienne de dermatologie a récemment mis à jour ses recommandations sur l'apport en vitamine D. Le site Web de l'Association dit: "Afin de réduire les risques pour la santé associés au cancer de la peau, nous suggérons un apport quotidien de 1 000 unités internationales (u.i.) de vitamine D afin d'en récolter tous les bienfaits potentiels et connus."

De son côté, l'Institut national de santé publique du Québec émet des réserves quant à cette recommandation. L'organisme estime qu'il est prématuré de suggérer la prise de vitamine D pour lutter contre certains types de cancer.
 

Lundi 11 Juin 2007

 

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